Jacques AUDRAN

Publié le par Paquelin

 
 
Point 1 – Par rapport aux thèmes et/ou aux terrains, quels sont les problèmes (opérationnels et/ou théoriques) que vous souhaitez résoudre en priorité ?
 
Les forums sont-ils utiles, et à quoi ?
Actuellement un certain nombre de réflexions sont engagées sur la place qu’occupent les instruments de communication sur les campus numériques. Ces moyens de communication sont théoriquement là pour permettre une certaine interaction socio-discursive réputée déclencher des dynamiques d’apprentissage.
 
Or, il apparaît que les contributions présentes sur les forums et autres systèmes d’échange sont souvent d’un niveau décevant. Quel modèle de « collectif » est donc applicable dans ces conditions. On parle parfois dans la littérature de communauté, mais comment se définit-elle, et surtout à quelle(s) condition(s) facilite-t-elle l’étude, la mobilisation des apprenants sur les tâches et l’apprentissage qui en découle ?
 
Comparer la réussite
En second lieu, il semble que se dégagent deux grands types d’environnements numériques à visée d’éducation. Ceux qui complètent, ou prolongent en amont comme en aval, des dispositifs existants et par leur complémentarité offrent à l’apprenant des éléments indisponibles en cours. Par ailleurs, d’autres environnements entendent se substituer aux cours dits « présentiels ».
 
Cette seconde catégorie de dispositifs devient alors comparable à son homologue « présentielle » et permettrait de se faire une idée  plus précise sur la performance potentielle de tels environnements, notamment au niveau de son efficience. Les dispositifs de substitution sont-ils comparables, en termes de résultats, aux dispositifs classiques ?
 
Dispositif et situation.
Plus théorique est la question du rapport existant entre un dispositif d’apprentissage et les situations qu’il est censé engendrer. Le « dispositif », tant dans ses aspects les plus matériels que dans sa dimension anthropologique transitionnelle est une notion largement travaillée et utilisée pour modéliser les campus numériques. D’un autre côté, cette notion reste un peu abstraite si on s’intéresse au caractère distribué et situé du processus d’apprentissage ou de communication.
 
Les usagers n’étant pas de purs esprits, les aspects cognitifs de l’affaire paraissent parfois surévalués par rapport à la dimension d’appropriation singulière vécue par l’apprenant. Comment intégrer alors la corporéité particulière ou la distorsion identitaire liées à la projection sur les réseaux ? La notion de situation ne peut-elle pas donner des éléments pour étudier les trajectoires des usagers ?
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Publié dans Production Collective

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