Scenari
UTC Terrain ScenariSup
Auteur(s) contribution : Isabelle CAILLEAU, Manuel MAJADA.
1 – Par rapport aux thèmes et/ou aux terrains, quels sont les problèmes (opérationnels et/ou théoriques) que vous souhaitez résoudre en priorité ?
Le terrain ScenariSup posait avant son lancement et donc a priori la question de savoir si il était possible et pertinent d’adopter une « approche organisationnelle » incrémentale dans le contexte de l’université et si oui à quelles conditions ? Et nous pensions alors que les résistances se situeraient surtout au niveau des auteurs.
Après un an de fonctionnement du projet et de déploiement de l’outil Scénari dans plusieurs universités, nous sommes conduits à élargir le champ des acteurs pressentis comme étant significativement concernés par l’introduction de l’outil Scenari.
En effet il s’avère qu’il n’impacte pas seulement le métier d’enseignant-auteur. Il impacte l’ensemble des métiers de l’organisation : les cellules TICES, la bibliothèque, l’administration. L’introduction de l’outil Scénari et la logique d’industrialisation de la production des supports numériques qu’il porte entraîne de vives réactions de la part de ces acteurs. Nos interprétations restent « intuitives ». Par exemple au sujet des acteurs des cellules Tices nous pensons qu’il n’est pas agréable de passer d’un métier de créatif à un métier de contrôleur de production !
Notre attente en tant que terrain ScenariSup est par conséquent de pouvoir dépasser ces interprétations intuitives des phénomènes que nous constatons autour de cet objet technique et des collectifs qu’il implique afin de mieux appréhender notre contexte d’action et mettre en œuvre des réponses adéquates d’accompagnement du changement.
Nous sommes donc intéressés par des approches de type sociologique (de l’innovation (technique et organisationnelle).
2 – Quels sont les travaux (opérationnels, théoriques, empiriques ou théoriques) que vous connaissez et qui vous paraissent susceptibles d’alimenter notre projet ?
Actuellement les travaux qui ont éclairé nos pratiques sont ceux de Crozat, Bachimont et Stiegler au sujet de la philosophie de la technique et de la spécificité des technologies numériques.
Pour ce qui est de la sociologie de l’innovation les travaux de N. Alter ont été pour nous particulièrement « parlant ».
Mais bien entendu nous attendons de cette ERTE qu’elle nous ouvre de nouveaux horizons…
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