Atelier AIPU 17 mai 2007

Publié le par Paquelin

L'équipe ERTe présente à Montréal ce jeudi 17 mai 2007, une première formalisation de lecture des processus de construction des usages des campus numérique.

Publié dans Production Collective

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B
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D
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J
Donc comme on nous y a invité à la fin du colloque de l’équipe Canip, en direct et à chaud de Montréal.<br /> <br />  <br /> <br /> L’approche sémiotique gremasienne (pour faire court) pour élaborer un fondement méthodologique à l’étude des processus d’innovation dans des dispositifs est intéressante. A partir du modèle Helice de Monique Linard, on voit bien qu’il y a une inspiration heuristique très intéressante.<br /> <br />  <br /> <br /> Elle est très puissante, mais il me semble qu’elle nécessite d’être mobilisée dans l’ensemble de ses aspects.<br /> <br />  <br /> <br /> Dans les communications, (c’est vrai, que je n’ai pas assisté à tout) il m’a semblé que la réduction par le schéma qui pose le potentiel et le virtuel, laissait proliférer un certain nombre de zone d’ombre. C’est notamment la question des aléas. <br /> <br />  <br /> <br /> En fait je dirais qu’avant de mobiliser une approche sémiotique, il y a un environnement d’ensemble au contexte des terrains de recherche observés, qui mériterait de s’intéresser à ce que les sociologues des organisations ont élaboré (Latour, et je me souviens plus qui)<br /> <br />  <br /> <br /> Pour faire court, l’idée c’est que dans une organisation des acteurs ont des ambitions divergentes. EN conséquence, à tout changement, correspond un anti-changement (c’est moi qui ajoute, pour faire le // avec l’approche sémiotique : à tout énoncé de transformation de gain correspond un énoncé de transformation de perte). Leur approche considère plusieurs dimensions que je cite de tête :<br /> <br />  <br /> <br /> L’analyse du contexte : identification des actants (registre sémiotique également), avec ce qui les caractérise et notamment selon une approche qui est très importante dans leur modèle, c’est le degré de convergence.<br /> <br />  <br /> <br /> La traduction : Ca c’est une perspective qui est propre à Latour il me semble, (sur la base de travaux américains si je me souviens bien). En gros, c’est l’instance de médiation. A partir de l’analyse du contexte, on identifie ce qui unit et ce qui sépare les actants (attention un actant peu sémiotiquement parlant être un élément non humain) et il faut une instance qui permet de ménager les intérêts qui peuvent être contradictoires. En gros, ca peut être le rôle d’un expert qui accompagne (J’ai traité ce point un peu dans la rhétorique de l’expert), ou bien d’une structure. Dans le cadre de vos préoccupations, il me semble qu’il y a un intérêt fort à regarder ce point. Est-ce que l’instance chargé de la qualité est une instance de traduction entre par exemple le vouloir faire du directeur de l’école, et le devoir faire des enseignants. Ou bien, la structure est elle un actant qui sert ses intérêts propres.<br /> <br />  <br /> <br /> Le lieu : C’est le passage, le phénomène déclancheur, l’occasion, le dispostif, bref, c’est ce qui cristallise le changement.<br /> <br />  <br /> <br /> Les négociateurs : je ne me souviens plus du terme utilisé exactement, mais l’idée, c’est que par rapport à des enjeux divergents, il faut des personnes qui sont investis de la légitimité de rapprocher les intérêts divergents pour en sortir. (Comme pour toute démarche de ce type, l’actant qui a des intérêts à défendre, n’est pas forcément un humain, cela peut être une structure, donc le pouvoir détenu ou la protection associée à la structure). Là où ca se corse, c’est que ceux là ne sont pas neutres non plus. Voire même porte des charges symboliques fortes. Je ne sais pas si dans l’exemple qui a été donné cela s’applique, mais c’est l’expression par exemple « on a perdu notre papa ».<br /> <br />  <br /> <br /> Les investissements de forme de Boltanski et Thévenot, qui travaillent sur finalement, la réduction de la complexité par des intermédiaires, pour que le complexe soit « neutralisé » afin de permettre des avancées en vue de convergence. (Bon, c’est pas exactement cela, mais en contexte de vos préoccupations, cela pourrait vouloir dire cela.)<br /> <br />  <br /> <br /> Les processus de déclanchement : En gros, des actants qui acceptent de se laisser séduire par un changement pour amorcer le mouvement.<br /> <br />  <br /> <br /> L’extension : Comment à partir du noyau, le changement se répand et se stabilise.<br /> <br />  <br /> <br /> Et deux ou trois autres choses encore.<br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Sur l’approche sémiotique :<br /> <br />  <br /> <br /> On peut considérer que l’innovation c’est le passage d’un Etat 1 à un Etat 2. La responsabilité de ce passage est le fait d’un sujet de faire. Lui-même potentiellement sujet d’une manipulation, donc d’un faire faire.<br /> <br />  <br /> <br /> Bref, il faut plutot procéder par schéma pour faire proliférer le raisonnement sur ce registre.<br /> En tout cas, en terme de modalités déontiques ou restrictives,<br /> <br />  <br /> <br /> IL me parait trop restreint de considérer uniquement l’instance du potentiel<br /> <br />  <br /> <br /> Dans le schéma, Savoir, pouvoir, vouloir, devoir, faire, être, avoir et en cohérence avec l’approche sémiotique et la mobilisation que l’on peut faire de Latour et co, c’est qu’une volonté politique d’un directeur par exemple, peut être concomitante à une non volonté des actants concernés.<br /> Dans ce contexte la virtualisation (le vouloir) peut très bien ne rien avoir à faire avec le sujet de l’innovation. C’est même par expérience très fréquemment le cas. En contexte universitaire notamment, le fait de  ne pas vouloir utiliser une approche méthodologique peut très bien ne rien à voir avec l’intérêt de la méthode, mais une position de principe parce que reconnaître par exemple que cette méthodologie est intéressante, c’est donner de la reconnaissance symbolique à ses auteurs. C’est la même chose à propos de la reconnaissance ou non des propos d’un individu. <br /> Faire en sorte de charger institutionnellement quelqu’un de quelque chose, c’est par exemple le placer explicitement à un endroit qui permet une promotion de l’individu par rapport à des concurrents. Le sujet dont il est chargé peut être parfaitement second.<br /> <br />  <br /> <br /> Bref, peut etre faut il coller plus aux modèles d’inspiration pour identifier là ou ce coince et faire évoluer dans un second temps, plutot que d’élaborer un modèle à partir de, mais qui de fait perd en puissance et en heuristique.
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